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Au Québec, la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) traverse une crise profonde de légitimité. Malgré des réformes successives, le modèle actuel demeure centré sur la coercition, la judiciarisation et la gestion du risque institutionnel, au détriment du soutien réel aux familles et du bien-être durable des enfants.

Il ne s’agit plus seulement d’améliorer certaines pratiques. Il s’agit de repenser en profondeur le modèle lui-même. (1)

Un constat est largement partagé : Trop de situations prises en charge par la DPJ relèvent avant tout de difficultés sociales :

      • Pauvreté, isolement,
      • Surcharge parentale,
      • Détresse psychologique,
      • Manque d’accès aux services de base.

Ces réalités sont trop souvent traitées comme des manquements parentaux et déclenchent des interventions intrusives, parfois traumatisantes, qui fragilisent davantage les enfants et leurs familles.

La DPJ semble être un système qui intervient principalement après la crise, qui inspire la peur plutôt que la confiance, et qui brise des liens au lieu de les soutenir, ne peut prétendre remplir pleinement sa mission de protection.

Comme solution, Équipe Autonomiste propose de changer de paradigme et de passer du contrôle au soutien.

Nous affirmons que la protection de la jeunesse doit reposer sur un principe clair :

      • La majorité des familles veulent protéger leurs enfants, mais manquent de ressources, pas de volonté

Le parti Équipe Autonomiste demande une refondation progressive mais déterminée du système, articulée autour des axes suivants :

      • La création d’un réseau public autonome de services directs aux familles, distinct de l’autorité de protection, accessible volontairement et sans crainte de signalement automatique. (1)
      • Un investissement massif dans la prévention : accompagnement parental, soutien psychosocial, aide matérielle, médiation, services de répit et accès rapide à la santé mentale.
      • La reconnaissance légale du soutien volontaire comme première réponse obligatoire avant toute mesure coercitive, sauf en cas de danger grave et immédiat.

Ce programme de sécurité a l'enfance sert à ce que la DPJ ne doit plus être l’entrée principale dans les difficultés familiales. Son rôle doit être strictement circonscrit aux situations où la sécurité d’un enfant est clairement compromise et où les mesures de soutien ont échoué ou sont impossibles.
Cela implique :

      • Une révision majeure de la Loi sur la protection de la jeunesse. (2)
      • Une séparation fonctionnelle claire entre les services de soutien et l’autorité coercitive.
      • Un encadrement judiciaire renforcé, une transparence accrue et de véritables mécanismes indépendants de reddition de comptes.
      • Le respect du droit fondamental des enfants à maintenir des liens affectifs stables, sauf danger réel et démontré.
      • Protéger sans traumatiser.

Protéger les enfants ne peut pas signifier gouverner par la peur, ni traiter les familles comme des risques à gérer.

Le parti Équipe Autonomiste affirme qu’un système de protection digne de ce nom doit renforcer les capacités des familles, prévenir les crises et intervenir avec autorité seulement lorsque cela est strictement nécessaire.

Nous appelons les décideurs politiques, les professionnels du réseau, les organismes communautaires et la société civile à engager une refondation courageuse de la protection de la jeunesse, fondée sur l’écoute des personnes directement touchées, le respect des droits et une vision moderne de la solidarité sociale.

D’autres enfants de la DPJ et des personnes en autorités ont réitéré que la DPJ devait être « démantelée ». Des questions sont aussi à se poser sur l’organisme et la peur des employés de témoigner. Un changement est requis.

Références :

(1) Ex-juge Andrée Ruffo: PERSONNE à la DPJ n’est imputable…ÇA PREND UN MÉGA MÉNAGE!

(2) P-34.1 - Loi sur la protection de la jeunesse

mar 17/02/2026 - 17:03